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Castlevania Sounds

Ceux qui ont la malchance de me connaître le savent : j’ai une grande passion. Une passion chronique, dirais-je même, puisqu’à chaque sortie d’un nouvel épisode de cette grande saga, mes hormones s’affolent. Il s’agit, sans suspens aucun (à la lecture du titre de l’article), de la vieille série de Konami : Akumajô Dracula, Castlevania comme on l’appelle chez nous. Ce que j’aime le plus, dans Castlevania, ce sont ses musiques et je vous propose de les découvrir au fil de ce billet. Et même s’il ne vous botte guère de le lire en intégralité (je le comprendrai !), je vous invite à écouter quelques morceaux choisis de cette discographie d’une richesse insoupçonnable…

Pour moi, un « bon » Castlevania n’a besoin que de quatre éléments : un château, un fouet, Dracula et… Une bande son venue de l’enfer. Ou du paradis, ça dépend des pistes. Le reste, c’est de l’accessoire ! Le scénario peut être foireux, le character design complètement craqué, la difficulté taillée pour les Dieux de l’Olympe ou la traduction officielle risible… Tant qu’on a de la bonne musique, tout va (à peu près) bien.  Depuis le 26 septembre 1986, de nombreux compositeurs se sont passés le relais pour créer des OST inoubliables. Je résume un peu grossièrement les qualités de la série mais c’est à peu près réaliste. Je ne suis pas certain que sans ses musiques, Castlevania soit aussi populaire.

Boîte à musique
Akumajô Dracula Best Music Collection Box, la plus belle boîte à musique (rien à voir avec celle de Lords of Shadow) que je connaisse…

Il y a un point qui démontre assez franchement le rapport de Castlevania à la musique : ce sont les titres de nombreux épisodes. Rondo of Blood, Symphony of the NightHarmony of Despair ou encore Aria of Sorrow portent des titres très « mélodiques » ! D’ailleurs, il existe de très nombreux albums (que j’avais évoqués dans une autre galaxie mais le dossier n’est plus à jour) et Konami « communique » beaucoup autour de la musique de Castlevania. Tiens, par exemple, je me suis longtemps endormi le soir en écoutant la compilation offerte dans Akumajô Dracula X: Gekka no Yasôkyoku (la version originale de l’illustre Symphony of the Night). Alors forcément, quand un coffret regroupant les bandes originales de tous les épisodes (de 1986 à 2010, tout du moins), ça ne pouvait que faire chavirer les fans. En tout cas, c’est l’un des plus beaux cadeaux qu’on m’ait offert et l’un des objets auxquels je tiens le plus !

Avant de passer à la suite, je vous invite à ouvrir bien grand vos esgourdes avec l’une des meilleures versions de la musique « Vampire Killer » !

Cette Akumajô Dracula Best Music Collection Box se compose de 18 CD regroupant toutes les OST (de 1986 à 2010 – Lords of Shadow n’était pas encore sorti), d’un livret retraçant l’histoire de la saga et d’un DVD sur lequel figure l’interview de Michiru Yamane. Elle est l’une des plus illustres compositrices de Castlevania à qui l’ont doit, entre autres, la très célèbre bande originale de Symphony of the Night (frissons garantis). 18 CD : cela représente 574 pistes pour trente jeux, 19H30 d’écoute pour 24 ans de Castlevania… Pour l’anecdote, un tel coffret existe également pour Silent Hill. La série étant beaucoup plus jeune, le coffret est fatalement plus maigre (8 CD tout de même, rassurez-vous).

Bla...
Ce qui est certain, c’est que dans ma vie, j’ai beaucoup plus écouté les musiques de Castlevania que je n’ai joué aux jeux ! Et ce n’est pas faut d’avoir joué de longues heures à chaque épisode…

Castlevania est une série un peu « imprévisible » dans l’univers des jeux vidéo car elle a déjà fait montre d’un incroyable « conservatisme » tout comme elle a déjà réussi à se renouveler d’une façon assez révolutionnaire ! Il en va de même pour la musique de Castlevania. Certains épisodes se contentent de reprendre les plus célèbres thèmes et des les ré-arranger, les remixer, les adapter aux nouveaux épisodes. C’est par exemple le cas de Circle of the Moon qui est un bel hommage musical aux premiers épisodes (sa version d’Aquarius est inoubliable !). D’autres volets sont uniquement composés de pistes nouvelles. Lament of Innocence, lui, n’offre quasiment que de nouvelles pistes, dont l’excellente musique du Foyer des dépouilles sacrées.

L’un des plus célèbres thèmes de Castlevania n’est autre que le Theme of Simon (ou le Simon’s Theme, vous avez le choix) que l’on retrouve dans beaucoup d’épisodes. Il est apparu pour la première fois dans l’inoubliable Super Castlevania IV. Ci-dessous, la version Mega Drive.

De ce fait, Castlevania s’est essayé à de très nombreux genres musicaux, suivant les mouvements et les modes des décennies qu’il a traversés. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la musique de Castlevania est on ne peut plus hétéroclite. Du hard rock sur les quatre voies stéréo de la Game Boy ? Ça existe. De la disco-funk via le VCR6 d’Akumajô Densetsu ? Ils l’ont fait. Du jazz aux consonances hispaniques dans le Colisée ? Oui, madame. Alors franchement, oser la techno dans l’épisode qui se déroule en 1094, pourquoi pas

Je vous présente le montage photo le plus pourri de tout Internet !
Je vous présente le montage photo le plus pourri de tout Internet ! La version sans trucage se trouve ici

On pourrait croire qu’avec tant de genres représentés, les musiques de Castlevania manquent de personnalité. Ce n’est pas le cas, puisqu’il existe une mythologie des thèmes de Castlevania. Certains thèmes sont très souvent repris d’un épisode à l’autre. C’est, par exemple, le cas de Vampire KillerBloody TearsBeginning ou encore du Theme of Simon sus-cité. Ces reprises font parti du patrimoine musical de Castlevania et lui donnent toute sa légitimité. On s’attend toujours à retrouver l’un de ces thèmes dans un épisode… Et parfois, ce sont des pistes oubliées de tous qui réapparaissent, sans prévenir ! C’est toujours un petit bonus pour les fans les plus amoureux de la saga.

Ci-dessous, l’un des plus beaux moments de l’histoire du jeu vidéo : l’introduction du mémorable Akumajô Densetsu. Il faut que je vous avoue que cet épisode est, tout simplement, mon jeu vidéo préféré de tous les temps. Ce n’est pas rien !

Vous savez que la scène « amateur » du Japon (dôjin) est très friande de remix à toutes les sauces. Les musiques de Castlevania ont elles aussi connu de très nombreuses reprises, des arrangements en veux-tu en voilà par des passionnés de Castlevania. On trouve certaines merveilles comme les nombreux fichiers MIDI de Jorge D. Fuentes, l’homme le plus passionné de musique Castlevaniesque en ce bas-monde, et ce n’est rien de le dire. Au hasard, je conseille Fate to Despair, l’une des pistes les plus épiques de Circle of the Moon, à déguster sans le grésillement du haut-parleur de la GBA. Konami a aussi publié de nombreux albums « remix », dont les fameux Akumajô Dracula Tribute qui mettent aux platines de célèbres musiciens. Pour Beginning, c’est Motoi Sakuraba qui s’y colle ! Why not? Yûzô Koshiro a bien composé l’OST de Portrait of Ruin… Enfin, j’attire votre lobe d’oreille vers la meilleure des vidéos de YouTube : une création de Yuta Romeo. Il s’agit d’un medley d’1H22 composé de musiques de remixes de Castlevania ! Une tuerie !

Si vous voulez mon avis, Castlevania 64 et Lords of Shadow sont souvent considérés comme les vilains petits canards de la série à cause de leurs musiques. L’un et l’autre sont de bons jeux, objectivement parlant, mais ils ont privilégié les nappes d’ambiance aux mélodies catchy, tout le contraire de la musique de Castlevania, en somme. C’est pour ça qu’il est si difficile pour les fans de les intégrer à la saga sans considérer comme des hors-séries. Legacy of Darkness, la version « révisée » de Castlevania 64, proposait justement un sympathique remix de Sinking Old Sanctuary, sans doute pour donner aux fans un os à ronger. En ce qui concerne Lords of Shadow et Mirror of Fate, c’est plus compliqué… Oscar Araujo a fait un excellent travail de composition, c’est indéniable, mais on ne retrouve hélas pas Castlevania, à aucun moment du jeu. Lords of Shadow 2 sera un excellent jeu, je n’ai pas de doute sur la question, mais je ne suis pas certain d’y trouver mon compte en terme de « bande original de Castlevania » !

Ci-dessous, la Clockwork Mansion de Super Castlevania IV ! Précisément le genre de pistes qui manquent aux épisodes récents de MercurySteam pour offrir une ambiance inoubliable…

En attendant des jours meilleurs pour les musiques de Castlevania (embauchez Jorge D. Fuentes, que diable !), je ne peux que vous proposer d’écouter quelques pistes issues de cette fantastique et mystérieuse série. Je vous ai proposé quelques-unes des pistes que j’apprécie dans cet article, mais ce n’est qu’un tout petit échantillon de ce que Castlevania peut offrir de meilleur. Vous préciser ma piste favorite m’est impossible. Je ne suis même pas capable de choisir un album préféré parmi tous ces CD ! Si Castlevania est assez hétérogène au niveau de ses bandes sonores, il y a un point qui reste constant, au fil des volets : la puissance des OST ! Quel que soit le jeu, la musique de Castlevania exerce un pouvoir entraînant sur le joueur, exactement ce qu’il faut pour venir à bout du Prince des Ténèbres, de l’éternel vampire… J’ai nommé Dracula !

Andromèdehttps://travesti.fr
Bonjour ! Je suis Andromède, l'auteure de ce site Internet. Je suis également la fondatrice du e-commerce Travesti.fr - La boutique des travestis.

4 commentaires

  1. Je n’ai pas énormément joué à la série des Castlevania : Super Castlevania 4, Symphony of the Night et Lord of Shadow. Oui je sais c’est mal 🙂 . Mais c’est vrai que les OST des deux premiers m’ont laissé un excellent souvenir et ton article m’a permis de me les remémorer, c’était bien sympa.
    Par extrapolation, je me disais que Konami a souvent apporté un grand soin à ses OST. Les séries comme Metal Gear, Silent Hill, Suikoden et certainement d’autres, comportent des musiques vraiment marquantes.

    • Je trouve aussi que Konami a toujours soigné ses BO. On peut aussi ajouter Gradius et même les PES avaient des musiques vraiment chouettes (pour l’anecdote, Michiru Yamane a contribué à la musique de certains épisodes !). Mais c’est clair que Konami a toujours eu un rapport particulier à la musique, pas étonnant qu’ils aient produit autant de rhythm game dans les années 90 ! Mais quand je réfléchis à Konami, il y a un élément qui me semble encore plus travaillé chez Konami que la musique : c’est l’environnement. Dans beaucoup de leurs jeux, le « décor », l’environnement est un personnage à part entière. Dans Castlevania, c’est bien évidemment le château qui donne son nom à la série. Dans Silent Hill, c’est la ville qui reste le personnage-clé. On peut dire la même chose de Shadow Moses qui est une aire de jeu très importante, tout comme certains niveaux de Gradius ou Salamander qui paraissent… « organiques », « vivants ». M’enfin, Konami, c’était mieux avant 🙂 !

  2. […] Sortir « en femme » reste le pari le plus fou de nombreux travestis. C’est un doux fantasme pour beaucoup de consœurs et une sorte de rituel du feu pour plein d’autres. Très rapidement, je me suis senti à l’étroit dans mon appartement et l’appel de la forêt s’est fait entendre, l’envie de sortir était devenue largement supérieure à l’envie de me travestir. Ma toute première fois dehors date du 22 mai 2011 et j’aimerais vous la raconter, car il s’agit d’un souvenir impérissable, au même titre que mon premier jour d’école ou de ma première partie de Castlevania. […]

  3. […] Je l’attendais avec une impatience non-dissimulée : Lords of Shadow 2 est au final aussi frustrant que ses deux prédécesseurs. Je reconnais à MercurySteam beaucoup de talent, entendons-nous. Mais au-delà d’un système de combat toujours exemplaire – même si la difficulté a baissé de plusieurs crans ! – ce nouveau Castlevania fait montre d’une succession de mauvais choix que nous mettrons sur le compte de la jeunesse : un univers contemporain hors-sujet (Aria et Dawn of Sorrow prouvent que Castlevania peut se dérouler dans le futur), des séquences d’infiltration ennuyeuses au possible, une fin complètement à côté de ses pompes… Quant aux musiques, toujours pas de quoi étancher la soif vampirique des mélomanes de la première…. […]

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