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Jeux vidéo : le bilan de l’année 2013 !

L’année 2013 n’est pas encore bouclée mais il est déjà l’heure des bilans. Comme d’habitude, je suis passé à côté des événements importants. Pas de Grand Theft Auto V pour ma pomme et la Xbox 360 n’a pas bougé (je dois avouer que la pauvre prend la poussière), puisque je n’ai pas encore craqué mon slip pour une « next-gen », comme on les appelle. Déceptions, coups de cœur, surprises et découvertes sont au rendez-vous d’une année ludique bien remplie mais en perte de vitesse.

2013 en chiffres…

À l’heure où sont écrites ces lignes, j’ai bouclé 31 jeux en 2013, ce qui est beaucoup moins qu’en 2012 où j’avais vaincu 52 titres. A priori, à moins de me casser les deux jambes et d’être bloqué au lit au cours des deux prochaines semaines, je ne rattraperai mon retard sur l’année dernière.

Répartition des jeux terminés par console…

3DS

PC

DS

Xbox 360

NES

PlayStation

Android

12 jeux

10 jeux

4 jeux

2 jeux

1 jeu

1 jeu

1 jeu

La 3DS se maintient comme la console à laquelle je consacre le plus de temps avec 39% de jeux terminés dessus. La plus grosse progression n’est autre que le PC, complètement revenu à la mode avec l’avènement de Steam et ses prix ultra-concurrentiels. La Xbox 360, quant à elle, ne devrait pas tarder à rejoindre Kinect et la Wii dans le placard des appareils révolus une bonne fois pour toute… Elle devrait rester « en poste » jusqu’à la sortie de Lighting Returns: Final Fantasy XIII, mais je ne lui présage plus de longues années de vol, hélas.

Mais assez parlé de consoles, place aux jeux !

Fire Emblem: Awakening

L’ancêtre du T-RPG n’a jamais vendu des palettes de cartouches ou de DVD. Fire Emblem: Awakening était une sorte d’ultimatum puisque si les chiffres de vente n’étaient pas à la hauteur de l’investissement, Fire Emblem finirait dans la même fausse commune qu’F-Zero. Les moyens ont été mis en place pour réussir la renaissance de cette saga culte : une campagne de communication bien orchestrée, une nouvelle équipe de développement mais surtout un Fire Emblem devenu accessible à tous les publics !

J’ai été plutôt séduit par cet épisode, même si je ne le considère pas comme le meilleur opus de la série. On peut choisir – ou non – la mort définitive des alliés en cas de défaite et le ton est en général plus léger que d’habitude. L’ergonomie globale est un exemple à suivre et le contenu est des plus riches. L’ensemble m’a paru beaucoup plus accessible qu’à l’accoutumée sans pour autant que les fans soient lésés : il est possible de débloquer (enfin, d’acheter plutôt…) d’anciennes gloires ainsi que de célèbres cartes du passé. Les modes de difficulté avancés occuperont vos pauses déjeuner au boulot.

La note XXY.fr : 7/10 ! Mais la prochaine fois, modélisez les pieds des personnages, que diable !

Nina et sa 3DS de bourgeoise : l’édition Fire Emblem: Awakening en démat’ et sans chargeur…

Metal Gear Rising: Revengeance

J’étais en manque de PlatinumGames. Et quand je pense à leurs productions, j’imagine plus volontiers Bayonetta qu’Infinite Space ou Anarchy Reigns. Metal Gear Rising: Revengeance, pour résumer grossièrement, c’est un Bayonetta testostéronné où l’on balade Raiden et son sabre au tranchant unique à la place de la belle sorcière.

C’est un jeu 200% action où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les affrontements sont spectaculaires, les systèmes de jeu sont hyper intelligents et la mise en scène est une boucherie chevaline. Malheureusement, le jeu est complètement rushé en deuxième partie de l’aventure ! Au commencement, les niveaux durent environ 45 minutes voire une bonne heure… Pour les derniers, ça se torche en une vingtaine de minutes.

La note XXY.fr : 6/10 ! Raiden a quand même un swag de malade…

Castlevania: Lords of Shadow – Mirror of Fate

Entre Lords of Shadow et Lords of Shadow 2, il fallait un épisode pour faire patienter les fans et mettre du beurre dans les pâtes, surtout. Ce Mirror of Fate est sorti sur 3DS et, dans la tradition des épisodes « portable », il se joue en 2,5D comme on dit et propose trois histoires distinctes.

Malgré mon amour infini pour Castlevania, je n’attendais rien de cet opus et j’avais plutôt raison puisqu’il n’y a rien à en attendre. Je le trouve assez lourd à explorer avec ses chargements répétitifs, c’est la fête de l’aliasing, c’est court (8H pour le 100% !) et l’histoire est absolument hors-sujet. Mais le plus triste, c’est le design des personnages et la musique, qui sont en temps normal les points forts de Castlevania… Bref, j’en suis presque à espérer un retour d’IGA aux affaires.

La note XXY.fr : 4/10 ! Je ne suis même pas certain de le refaire en HD sur PC, c’est dire… Plus d’information ici !

Ceci est moche. D'autres questions ?
Ceci est moche. D’autres questions ?

Interlude, la découverte de l’année : Virtue’s Last Reward

Virtue’s Last Reward est un jeu de fin 2012 mais je me permets de lui accorder un paragraphe. J’avais rédigé un petit quelque chose à propos de 9·9·9, mais comme tout le monde s’en fiche, vous avez sans doute oublié cet article. Virtue’s Last Reward est la suite de ce visual novel. J’ai beaucoup accroché à 9·9·9 et je n’imaginais pas que la suite puisse autant surprendre…

Virtue’s Last Reward, c’est un nouveau nonary game où neuf personnages sont enfermés dans un huis-clos. Il faut toujours résoudre des énigmes et des jeux de confiance et de trahison pour s’en sortir. La physique quantique est au cœur d’une intrigue hallucinante qui met en scène vingt variantes d’une situation. Le jeu vidéo avec le plus grand scénario jamais créé, qui détrône allégrement Gyakuten Saiban 3 et autres Xenogears !

La note XXY.fr : 10/10 ! Et encore, c’est parce qu’il m’est impossible de mettre plus…

Shin Megami Tensei: Devil Survivor Overclocked

Dans la famille des portages fainéants, je demande Atlus. On critique Square Enix et le prix de ses remakes sur l’App Store et le Google Play, mais là, c’est d’un tout autre niveau ! Chez Atlus, on se contente de ressortir un jeu de la DS sur 3DS avec le doublage des dialogues en prime et un méga bug bien relou au tournant. C’est un véritable scandale car le bug est ce qu’il y a de plus handicapant. Encore heureux que le jeu est excellent.

Devil Survivor, c’est un groupe de trois lycéens coincés dans un Tōkyō envahi par les démons. Mauvaise nouvelle, la fin du monde est prévue pour dans sept jours et le gouvernement ne vous laisse pas vous échapper de cet enfer. Bonne nouvelle, le jeu est d’une richesse inouïe et mélange très intelligemment les déplacements et la stratégie d’un T-RPG et les affrontements d’un RPG. Megaten oblige, tout est question de fusion de démons et choix cruciaux puisque le monde idéal dépend de vos décisions.

La note XXY.fr : 6/10 ! Mais c’est parce qu’il y a un vieux bug dans le jeu…

Je suis incapable de vous dire si cette capture d'écran provient de la version DS ou 3DS !
Je suis incapable de vous dire si cette capture d’écran provient de la version DS ou 3DS !

Resident Evil: Operation Raccoon City

Operation Raccoon City propose de mettre quatre joueurs aux commandes d’une équipe d’Umbrella. Plus proche d’un SOCOM que d’un Resident Evil, il est souvent considéré comme la honte de la série. Clairement pas aussi bien réalisé qu’un épisode canonique, il reste un choix de choix pour des parties à plusieurs, malgré ses défauts aussi grotesques que pénibles.

Le plus embêtant est très certainement le manque d’équilibre dans le choix des personnages. Les joueurs ont à choisir parmi huit gus aux capacités différentes et certains d’entre eux font de la figuration en terme de score. L’ensemble est assez répétitif puisqu’on se contente de traverser des salles et des couloirs infestés, tour à tour, de keums d’Umbrella ou de zombis. Mais avec une équipe de quatre gamers des enfers, n’importe quel titre moyen se transforme en foire à la saucisse.

La note XXY.fr : 5/10 ! À ne pratiquer que si vous avez au moins trois amis… Plus d’information ici !

Tomb Raider

Nouveau reboot pour Tomb Raider qui est désormais une marque déposée de Square Enix. Pour le coup, les développeurs avaient un budget gigantesque et la réalisation de ce nouvel opus est de très haute volée. Bien calibré, agréable à jouer et riche en contenu, on ne s’ennuie jamais, sans parler des décors vraiment impressionnants. On se sent tout petit ! Mais…

Mais il y a un mais. Ce Tomb Raider m’a laissé une impression mitigée à cause de ses trop nombreux QTE. Les affrontements importants se finissent souvent en bourrinant un bouton ou en respectant un timing. La fin, dans son ensemble, est de toute façon expédiée, comme si l’équipe n’avait plus les moyens de venir à bout de leur projet. Cela dit, Tomb Raider reste une aventure de choix pour ceux qui voudraient voir du pays…

La note XXY.fr : 7/10 ! Notez qu’on le trouve à des prix plus que dérisoires quelle que soit la plateforme.

Visuellement, Tomb Raider reste très probant !
Visuellement, Tomb Raider reste très probant !

Interlude de la tristesse : la 3DS XL

Ma 3DS avait quelques heures de vol dans les gâchettes et j’étais plutôt bon client de son eShop et de ses jeux. J’étais « presque » réconcilié avec cette organisation du crime que l’on appelle Nintendo. Mais comme mes chats sont deux crétins, ils ont couru sur la console qui a fait un vol plané sur ma table de chevet. Résultat : la console avait résisté mais pas le chipset wi-fi. Les fonctionnalités onlines enclenchées, la console plantait systématiquement.

Fort heureusement, l’extension de garantie Micromafia courait toujours et j’ai pu obtenir un échange contre… Une 3DS XL. Lourde et cheap, elle a un écran upscalé sans ajustement de la résolution. Elle ne rentre même plus dans ma pochette et je la trouve absolument hideuse. Mais comble du comble, j’ai dû renvoyer mon chargeur avec et vous savez que le pack de la 3DS XL n’en fournit pas d’office. Il n’y a pas de petites économies, paraît-il.

Mais le pire, dans l’histoire, c’est que je n’ai pas pu récupérer mes 40 jeux achetés et téléchargés sur leur plateforme fumeuse. Il faut encore que j’écrive un courrier de plainte, sans aucune certitude de récupérer mon bien. Le démat’ selon Nintendo…

Heureusement qu'il me reste la 3DS de Minnie Mouse...
Heureusement qu’il me reste la 3DS de Minnie Mouse…

Evoland

Développé par Nicolas Carnasse lors du Ludum Dare (qu’il a d’ailleurs remporté !), Evoland raconte à sa manière l’évolution du jeu vidéo. Cette compétition tournait autour de « l’évolution » et les participants n’avaient que 48H pour créer un concept. Fort de son succès, Evoland est revenu dans une version complète qui entraîne le joueur des premiers jeux d’aventure en 2D aux derniers RPG en 3D.

Le concept est intéressant mais s’essouffle finalement assez rapidement et l’aspect « évolution » cède sa place à un scénario des plus sommaires. Les références aux jeux vidéo sont variées mais tournent au final toujours autour des mêmes titres, ce qui est regrettable à mon humble avis. Le concept est une brillante idée mais l’ensemble est finalement assez décevant. Evoland est avant tout un jeu « contemplatif » qui ne dure pas. Cela reste tout de même très correct pour un titre développé par une seule et unique personne !

La note XXY.fr : 5/10 ! Car le jeu de cartes de Final Fantasy VIII y est présent.

Ys I Chronicles+

Je m’interroge : Ys I&II Chronicles+ sont-ils les premiers épisodes de l’illustre série Ys à être sortis en Europe ? Et encore, ils existent en dématérialisé mais pas en physique. Portés sur de nombreuses plateformes, ils reviennent dans une version « HD », enfin façon de parler, à un prix très doux et en pack de deux. La classe.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le premier opus d’Ys n’a pas vieilli : il propose un gameplay nerveux (on fonce littéralement sur les monstres pour les tuer), des musiques absolument enchanteresses et il a le mérite de poser les bases. Le gros défaut d’Ys est de n’être que l’apéritif d’Ys II… Il ne dure pas plus de huit heures et le contenu est assez chiche. Trois villages, quatre donjons à tout casser et peu d’objets à découvrir.

La note XXY.fr : 6/10 ! Le dernier donjon est quand même vraiment chouette.

Tom Clancy’s Splinter Cell: Blacklist

Ubisoft n’a pas beaucoup communiqué autour de son Blacklist, ce qui lui a valu un bel échec commercial. Les t-shirts de Sam Fisher à Kiabi n’ont visiblement pas aidé. Entre les nouvelles consoles et GTA V, l’éditeur a retenu une sortie fin août, une période des plus creuses pour le jeu vidéo.

Pourtant, c’est de loin l’épisode de la série que j’ai préféré ! Après Double Agent et Conviction, c’est un vrai retour à l’infiltration. Sam est extrêmement souple et il se contrôle comme un charme. Les niveaux sont longs, variés, beaux, bien construits et nombreux surtout ! On aime ou pas la mise en scène, mais le contenu est généreux. Sans compter le mode coopératif de derrière les fourneaux ! Les infiltrations dans les pays de l’Est ont procuré quelques crises et beaucoup de barres, surtout, aux administrateurs de ce modeste blog.

La note XXY.fr : 9/10 ! Son seul défaut est d’être une exclusivité Uplay, finalement… Peut-être mon jeu de l’année !

Interlude PC : La next-gen avant la next-gen !

Pour la première fois depuis bien longtemps, je n’ai pas été excité par la sortie de nouvelles consoles. Ni la Xbox One, ni la PlayStation 4 ne m’ouvrent l’appétit alors que ma flamme pour les jeux vidéo n’a jamais été aussi ardente qu’en cette année 2013 ! À qui la faute ? Au PC, bien sûr. Cet été, j’en ai profité pour changer ma configuration et découvrir un nouveau monde de jeux vidéo : 1080p, 60fps, jeu en ligne gratuit et stable (même en 3G pour les plus fous !) et prix incroyablement bas.

Certes, un ordinateur de jeu est un investissement conséquent puisque cela se chiffre en général à partir de 700€ pour un cheval déjà bien monté, façon de parler. Mais sur le long terme, c’est tout bénéf ! Entre le prix des jeux Steam et de ses soldes réguliers, les divers bundles « à pas cher » et la masse de titres indépendants, il y a de quoi jouer à moindre frais. Sans parler de l’évolutivité des appareils…

Difficile de me motiver pour l’achat d’une console next-gen, du coup, à moins d’une exclusivité des Dieux de l’Olympe, comme Shenmue III sur PlayStation 4, par exemple. Mais pour le coup, je n’y crois pas vraiment. 

Luigi’s Mansion 2

Luigi’s Mansion premier du nom n’avait pas marqué les esprits : court, répétitif, pas forcément très agréable pad en main… Mais il proposait un angle d’attaque de la mythologie Mario nouveau et rafraîchissant. Après avoir passé son tour sur Wii et DS, il revient sur 3DS dans une suite aux qualités inattendues…

Car ce Luigi’s Mansion 2 gomme beaucoup de défauts de la première mouture. Il est toujours aussi joli mais il est surtout beaucoup plus riche. Une bonne dizaine d’heures de jeu en ligne droite, facilement le double pour du 100%, cinq grands niveaux et des améliorations de gameplay notables comme la possibilité de cracher plutôt que d’aspirer ou la lampe à lumière noire qui révèle des objets secrets. Tout respire le détail maniaque dans ce jeu ! Une belle réalisation pour un gameplay aux petits oignons !

La note XXY.fr : 7/10 ! Par contre, qu’est-ce qu’il tchatche… Plus d’information ici !

Bizarrement, les screenshots officiels de ce jeu ne dépassent jamais les 400 de largeur, comme pour cacher un aliasing dégueulasse.
Bizarrement, les screenshots officiels de ce jeu ne dépassent jamais les 400 de largeur, comme pour flouter un aliasing dégueulasse.

FIFA 14

Vous allez me dire que c’est la même chose que FIFA 13 qui était la même chose que FIFA 12 qui… Je vous arrête tout de suite, vous avez complètement raison. D’ailleurs, la version PC n’est même pas très intéressante puisqu’elle ne bénéficie pas des « avancées » (subtiles et) graphiques de la PS4 et de la Xbox One.

Le plus gros défaut que je trouve à ce FIFA 14 n’est autre que Nina Lolilove elle-même. Pas très douée manette en main, les matchs se suivent et ressemblent. Parfois 3-0, parfois plus, le constat est bien trop souvent le même : sur 25 trophées disputés, Nina n’en a empoché… qu’un seul.

La note XXY.fr : 5/10 ! Une version PC du pauvre, toujours la même chose au prix fort… Mais les qualités de FIFA sont toujours redoutables, surtout à plusieurs.

Il reste bien moche le maillot des loosers...
Il reste bien moche le maillot des loosers

Rayman Legends

Exclusivité WiiU qui n’en est pas une, développement rushé avant d’être repoussé de plusieurs mois… Rayman Legends s’inscrit dans la grande tradition du bordel organisé d’Ubisoft. Le résultat est tout de même convaincant puisqu’il est du même tonneau que Rayman Origins : de la belle plateforme, des niveaux variés, jouable à plusieurs, un contenu riche et des musiques vraiment classes…

Mais les défauts sont également les mêmes : un jeu beaucoup trop facile, quelques approximations dans la physique et une notion de « par cœur » que je n’aime pas du tout pour ce genre de jeu. Vous me direz que c’est le lot de tous les jeux de plateformes mais le rhythm game et Rayman Legends flirtent à de trop nombreuses reprises pour me séduire.

La note XXY.fr : 6/10 ! Le Kung-Foot a quand même occupé quelques belles soirées… Plus d’information ici !

Interlude rétro : Metal Gear Solid

Parmi les titres à faire avant de mourir que je n’avais pas encore attaqués, il était un choix de choix. J’en connais qui n’ont jamais joué à Ocarina of Time ou d’autres à Final Fantasy VI. Le chaînon manquant de mon palmarès n’était autre que Metal Gear Solid premier du nom. On ne doit pas être très nombreux à avoir attaqué le deuxième épisode avant le premier, mais passons.

Jeu culte par excellence, j’en connaissais beaucoup à son sujet à force d’en entendre parler. Je n’imaginais pas pouvoir être surpris par ce Metal Gear Solid dont les plus grandes lignes sont connues de tous : Psycho Mantis qui check votre sauvegarde, le « ninja » de Metal Gear 2 qui vous demande le faire sentir vivant… Et pourtant, le jeu est si bien construit qu’il ne cesse de vous surprendre. C’est une parle rare, une leçon de narration et un exemple de game design.

La note XXY.fr : 10/10 ! Parfait à tous les niveaux. Vraiment. Incontournable ! 

Shin Megami Tensei: Devil Summoner: Soul Hackers

Seize ans après sa sortie sur Saturn, Atlus ressuscite Soul Hackers, deuxième épisode de la sous-série de Megaten : Devil Summoner. Il y a de quoi s’y perdre, mais la seule information à retenir, c’est que ça dépote, et puis c’est tout. Le topo est alléchant : une ville-échantillon qui devient le fleuron de la technologie japonaise et qui passe d’un village de péons à une métropole hyper-connectée. D’ailleurs, le gouvernement travaille sur un monde virtuel : le Paradigm X, une sorte de deuxième monde virtuel, Second Life avant l’heure en quelque sorte.

Soul Hackers se démarque de par son histoire extrêmement bien menée, son visuel singulier et ses personnages des plus charismatiques. Je pense à Hitomi et Nemissa qui cohabitent dans le même corps : l’un des personnages les plus ambigus de l’histoire des jeux vidéo. En terme de systèmes, Soul Hackers est complexe mais passionnant et fait toujours la part belle au recrutement des monstres habituels de Megaten. Pour ma part, je pense que ce grand RPG mérite largement de grands titres de noblesse, aux côtés de Phantasy Star IV, Final Fantasy VI et autres Xenogears. Incontournable !

La note XXY.fr : 9/10 ! S’il n’était pas initialement sorti en 1997, je l’aurais volontiers élu jeu de l’année !

soul hackers

Pokémon Y

Nous étions prédestinés à tomber raides dingues de X et Y. C’était gravé dans le marbre ! En ce qui me concerne, en tout cas, c’était le titre le plus attendu de 2013. Le nouveau moteur graphique m’excitait, tout comme la possibilité de s’asseoir sur les bancs. Peut-être que c’étaient les Méga-Évolutions ou le nouveau type Fée. Peu importe ! Je l’attendais avec une patience non-dissimulée. Nintendo mettait la pression avec ses trailers savamment dosée et sa communication réglée comme de l’horlogerie suisse. Mais…

Tout ça pour ça. Un soufflé au fromage. Un pneu de tracteur qui se dégonfle. Un coffre au trésor vide sur une île des Caraïbes. Pokémon X et Y ne sont pas de mauvais bougres, bien au contraire, mais le manque de vraie nouveauté devient de plus en plus pesant. Mises à part les deux ou trois nouveautés qui apportent un vent de fraîcheur à celui qui pratique le combat en ligne (même si Peter de Johto doit tirer la tronche avec les Fées), les schémas restent inchangés… Toujours le même corps de jeu que l’on décharne sans jamais toucher au squelette.

La note XXY.fr : 5/10 ! Par contre, le nouveau dessin animé déchire…

Même les goodies de précommande était moisax...
Même les goodies de précommande étaient moisax…

Lone Survivor

Vous connaissez peut-être Soundless Mountain II, un demake, comme on dit, de l’illustre Silent Hill 2. L’auteur a ensuite décidé de créer son titre à lui de A à Z : de la musique au scénario en passant par les graphismes. Et pour ainsi dire, le petit Lone Survivor, à mi-chemin entre l’infiltration et l’horreur, a tout d’un grand Silent Hill !

Contrairement à la série de Konami dont il s’inspire, Lone Survivor se développe en vue latérale et en 2D. D’ailleurs, les graphismes sont composés de sprites en 2D fort bien réalisés auxquels sont appliqués tout un tas de filtres du meilleur effet. Couplés à l’ambiance musicale digne d’un Yamaoka des grands soirs, on tient un titre peut-être plus fidèle à Silent Hill que le dernier Downpour, par exemple. C’est triste, mais c’est comme ça.  Lone Survivor est assez court mais propose plusieurs fins et un challenge bien relevé. Une bombe qui mériterait d’être connue et reconnue !

La note XXY.fr : 7/10 ! Mais à petites doses pour les peureuses (Nina, sors de ce placard).

lone survivor
Sympa le quartier…

Interlude de l’abandon : Papers, Please

Celles et ceux qui me connaissent le savent, je suis d’une ténacité exemplaire. Le genre à commencer, échouer, recommencer encore et encore jusqu’à faire bouffer son masque de tengu à cette saloperie de Mr. Karate ! Pourtant, en ce qui concerne Papers, Please, j’ai rapidement lâché l’affaire.

Papers, Please est une simulation de poste de frontière en territoire pseudo-soviétique. L’idée est intéressante mais j’ai malheureusement obtenu une mauvaise fin. Le problème, c’est que le sel du jeu, à savoir sa narration, perd de son intérêt dès lors que l’on a fait un tour. Pour le reste, on exécute toujours les mêmes gestes : vérifier la paperasse des immigrants. Le concept est certes original mais cette répétitivité administrative a eu raison de moi. Je n’ai jamais recommencé pour tenter d’obtenir une bonne fin malgré mes bonnes intentions. Un jour, peut-être.

La note XXY.fr : 4/10. Glory to Arstotzka!

Game Dev Tycoon

Game Dev Tycoon vous place dans les Converse crasseuses d’un passionné de jeux vidéo qui commence par créer des titres dans son garage et qui, de fil en aiguille, va devenir le nouvel Yves Guillemot. Un jeu de gestion original et bien fichu qui a le bon goût de retracer l’histoire des jeux vidéo à sa manière.

Le problème c’est que Game Dev Tycoon est un énorme plagiat de Game Dev Story paru quelques mois plus tôt sur Android. On y retrouve tout, sauf la chouette esthétique du modèle en pixel art. D’ailleurs, Game Dev Tycoon se paye le luxe d’être quatre fois plus cher ! Il reste un titre sur lequel j’ai passé beaucoup de temps et avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir, mais ce n’est quand même pas très classe.

La note XXY.fr : 4/10. En soi, Game Dev Tycoon est un bon jeu. Mais nous, sur XXY.fr, on n’aime pas trop les plagieurs et les fils de…

Batman: Arkham Origins

C’était plutôt mal parti pour Arkham City. Dès les premières minutes, le constat est frappant : mêmes gadgets, mêmes décors et on retrouve carrément des pans complets de la carte d’Arkham City dans celle de Gotham !

Mais petit à petit Arkham Origins se trouve. Il impose un rythme de croisière plus ferme que son prédécesseur et plus que jamais, la progression se veut fluide. La difficulté augmente d’un cran même si l’acquisition d’un item, les gants électriques, tuera finalement le système de combat. C’est surtout du côte de la narration que l’équipe a réussi à surprendre avec une deuxième partie d’aventure haletante !

La note XXY.fr : 7/10 ! Un point pour Alfred car la vie avec Batou ne doit pas être facile tous les jours, vous savez…

batman
Cet homme aime poser devant les Bat-signaux.

Gone Home

Pour l’anecdote, j’ai reçu Gone Home en cadeau de la part de Nina. En effet, ayant téléchargé celui-ci sur des sites bizarres qui se terminent en .ru, Nina voulait régler ses comptes avec le développeur en passant à l’achat. Comme elle avait déjà bouclé ce chef-d’œuvre, j’ai hérité de la clé Steam. La loose, dans l’histoire, c’est que quelques jours après, Gone Home était bradé pour une poignée d’euros sur à peu près toutes les plateformes de téléchargement. Mais le pire, c’est que lorsque Nina me demandait : “mais alors, qu’as-tu pensé de cette bombe ?”, je suis resté évasif par politesse et pour ne pas casser le groove. Aujourd’hui, à l’heure des bilans, je promets de n’écrire que la vérité.

Ce jeu est une aberration. C’est dit ! C’est lâché ! Je me sens soulagé d’un poids énorme. Au risque de vous spoiler la chose, on passe une heure et demi à fouiller les meubles de sa maison et à lire des messages de sa sœur. Il paraît que les plus naïfs ont cru à un survival horror et le twist de la chose est qu’il s’agit tout compte fait d’une histoire de famille banale, mais dès les premières foulées, j’ai bien compris que j’allais m’ennuyer sévère. Au bout d’une heure et trente minutes de fouille minutieuse du tiroir des petites culottes de votre maman, l’histoire s’arrête et c’est tant mieux. Pour moi, Gone Home est la négation du jeu vidéo : pas de challenge, pas de gameplay et la narration est linéaire. Je ne suis même pas sûr qu’en roman, ce soit plus intéressant.

La note XXY.fr : 1/10. Peut éventuellement intéresser les associations LGBTI.

Interlude de la meilleure entreprise : Humble Bundle

Il paraît que le business du jeu vidéo est dirigé par des requins et que les indépendants ont un ego surdimensionné. Mais sachez-le ! Il n’y a pas que Nintendo ou Fez dans la vie ! Humble Bundle est un magnifique projet : il propose des packs de jeux indépendants pour Steam ou Android voire DRM-free parfois pour une poignée de dollars. Si le montant de votre achat est supérieur à la moyenne (entre $4 et $6 en général), vous débloquez des titres supplémentaires et les OST. De plus, c’est vous qui rémunérez les acteurs du pack comme vous le souhaitez : soit Humble Bundle, soit les développeurs ou soit les œuvres caritatives. Très classe.

L’adresse : https://www.humblebundle.com/

Et là, vous vous dites : les jeux doivent être bof-bof. Que nenni ! Les sélections sont toujours de très bon goût et il arrive souvent que de gros éditeurs jouent le jeu. On a par exemple vu des packs contenant les deux premiers Batman: Arkham ou un gros pack Electronic Arts plein de jeux Origin. Mais ce que je trouve excellent dans ce concept, c’est de pouvoir découvrir de nouveaux jeux. C’est ainsi que des titres obscurs tels que Rock of Ages ou AaaaaAAaaaAAAaaAAAAaAAAAA!!! for the Awesome ont atterri dans ma Steamothèque…

Honnêtement, l’idée est si bonne que je ne peux que vous inviter à mettre Humble Bundle dans vos favoris ! You pay what you want, it’s DRM-free, it’s cross-platform and you help charity!

Kingdom Rush

En parlant d’Humble Bundle, un pack dédié à Android m’a fait découvrir Kingdom Rush, un tower defense jusqu’alors réservé aux princesses Apple. Plutôt classique dans son déroulement, il est à la fois bien réalisé et très agréable à pratiquer.

Ce qui est surprenant, c’est son contenu généreux pour un titre développé pour les appareils mobiles. De nombreuses cartes sont proposées ainsi qu’un système d’évolution intelligent qui permet de personnaliser vos troupes un minimum. Avec les cartes bonus et les divers niveaux de difficulté et autres défis, il y a de quoi s’endormir aux toilettes.

La note XXY.fr : 6/10. Simple et efficace !

The Legend of Zelda: A Link Between Worlds

Phantom Hourglass et Spirit Tracks n’étaient pas mauvais, loin de là, mais à des années-lumière de l’inoubliable Link’s Awakening. Il n’y a qu’à relancer l’introduction en noir et blanc de cet épisode portable pour s’en rendre compte. Afin de redonner à la série son lustre d’antan, Nintendo a puisé son inspiration dans l’indémodable Zelda III: A Link to the Past qui a fait les beaux jours de la Super Nintendo. Une vraie problématique se pose alors : fan service bien ficelé ou fainéantise manifeste ? C’est l’éternel débat qui pèse sur les jeux de Nintendo ! Difficile d’y répondre, par ailleurs, mais il faut bien admettre qu’au-delà du plaisir procuré par les retrouvailles de la carte de l’époque, la réorchestration des musiques et de l’exécution simple, mais similaire, de l’histoire, reste une impression de déjà-vu assez embarrassante.

Reste que Link Between Worlds propose deux nouveautés bienvenues. La première, vous le savez déjà peut-être, est la possibilité de se plaquer sur les murs. Link se déplace ainsi à l’horizontale tant que sa jauge de magie n’est pas vide. L’effet visuel est sympatoche mais c’est surtout en terme de gameplay que c’est intéressant : Link peut se faufiler dans des failles, franchir des précipices, etc. L’autre bonne nouvelle, c’est que tous les objets sont disponibles dès le début, à la location ou à l’achat. Il est ainsi possible d’explorer les donjons dans l’ordre de son choix ! Cela casse la linéarité habituelle de Zelda. Une approche bien sentie à l’heure où l’open world est à la mode…

La note XXY.fr : 8/10. Et pourtant, je suis loin d’être un très grand fan de Zelda III !

Une seule vie ne suffit pas…

Avant de conclure, j’aimerais évoquer avec émotion tous les titres de 2013 que je n’ai malheureusement pas faits par manque de temps ou parce qu’ils sont sortis trop récemment : Bravely Default qui a l’air magnifique, Phoenix Wright: Ace Attorney – Dual Destinies parce que je boycotte l’eShop de Nintendo, Shadow Warrior (oui, je m’embeaufise de jour en jour), Shin Megami Tensei: Devil Survivor 2 qui vient de sortir en Europe ou encore Final Fantasy XIV: A Realm Reborn. Mine de rien, c’était une année des plus riches en jeu vidéo et je regrette parfois de ne pas avoir le temps de jouer plus. Mais qui sait : peut-être qu’en 2014, mes activités professionnelles m’obligeront à jouer comme un bûcheron ! En attendant, il me reste encore un mois pour décider quel est mon titre favori. Mais sauf grosse surprise (peut-être Bravely Default mais je ne suis pas sûr de le recevoir et de le finir surtout d’ici le 31 !), Splinter Cell: Blacklist reste mon chouchou !

Et vous ? Quel est votre jeu de 2013 ?

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Andromèdehttps://travesti.fr
Bonjour ! Je suis Andromède, l'auteure de ce site Internet. Je suis également la fondatrice du e-commerce Travesti.fr - La boutique des travestis.

10 commentaires

  1. Ça c’est de l’article de passionné : hyper complet et intéressant à lire.
    De mon coté, je retiendrais quelques jeux :

    Tomb Raider : c’est un excellent titre du début d’année. On est tenue en haleine par les aventures incroyables d’une Lara Croft rajeunie. On a même beaucoup d’empathie pour le personnage tellement il prend cher.

    Fire Emblem Awakening : j’ai découvert la série avec cet épisode et je dois dire que c’est mon jeu de l’année. L’histoire et les graphismes sont sympas, mais le système de jeu est juste la chose à retenir pour moi. C’est passionnant et avec énormément de possibilités.

    FIFA 14 : même si comme le fait remarquer Émilie, je ne suis pas une super joueuse … Le jeu en multi est un pur bonheur. Qu’il s’agisse d’un versus où je me prends une raclée ou un deux contre deux où je gueule sur des anglais, la rigolade et le plaisir de jeu sont là.

    Gone Home, malgré le 1/10 d’Émilie, j’ai énormément aimé ce “jeu”. Pour beaucoup ce n’est pas un jeu, mais l’histoire et comment celle-ci est mise en place m’ont beaucoup touché. J’ai été scotché par ce huit-clos passionnant.

    Zelda a link between worlds, c’est certainement très proche de Zelda III. Mais cet épisode est très intelligent dans ses énigmes et la construction des donjons. Bref, c’est calibré aux petits oignons et le plaisir de jeu est énorme.

  2. Dans les jeux sur PC, il ne faut pas oublier “Fable III”. Tu peux choisir d’être le prince ou la princesse, jusque là pas de quoi sauter au plafond. Mais si tu choisis d’être le prince, tu peux choisir de porter des vêtements masculins ou féminins. Tu peux également choisir ton maquillage (à gagner ou acheter), Tu peux teindre tes vêtements suivant ton gout, et tu peux sortir avec un compagnon homme ou femme suivant tes envies. En plus ce jeu est truffé d’humour !

  3. Je viens de finir GTA V sur xbox360 très bon jeux, un petit bémol pour les parties en lignes ou l’ ont repart de zéro au niveau argent et que pour en gagner cela peut être tres long ce qui rend le jeux en ligne très laborieux au début. j’ aurais aimé ce soit une continuité du jeux plus qu’ une nouvelle partie

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