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Trouver le temps de se travestir

Un tel sujet devrait « parler » à beaucoup de lectrices et de lecteurs : le manque de temps est l’un des freins les plus tenaces au travestissement. Que celle ou celui qui n’a jamais pensé en manquer pour se transformer lève la main ! Au-delà du facteur « temps », ce sont parfois les « occasions » ou la motivation qui paralysent la femme en nous. Je vais tenter de vous donner des pistes pour trouver ou grignoter quelques minutes qui seront autant de moment précieux passés à cultiver votre féminité !

À la recherche du temps

De toute façon, tout le monde vous le dira, quelle que soit l’activité. Certain(e)s n’ont plus le temps de jouer aux jeux vidéo ; d’autres, plus vraiment le temps de sortir boire une pinte. Pourtant, une semaine se compose de quelques cent soixante-huit heures. Ce n’est pas rien ! Le temps de travail n’occupe que rarement plus de quarante-cinq heures. Quant au sommeil, il ne dépasse pas souvent la cinquantaine d’heures. Autant dire qu’il reste largement assez de temps pour se consacrer à ses passions. Encore faut-il savoir à quel moment le temps se libère et le plus difficile est sans doute d’identifier les moments « creux ».

Il n’est pas facile de profiter son temps libre, loin de là. Si vous avez tendance à vous perdre sur YouTube ou les réseaux sociaux – c’est mon cas – une bonne idée peut être de se fixer une limite de temps par jour à consacrer à ces activités, pas toujours aussi divertissantes qu’on l’espérerait, de toute façon. C’est autant de temps que l’on récupère pour s’occuper de soi, à cultiver sa féminité.

Pour vous donner un exemple concret, je me fixe en rentrant du travail un créneau horaire pour faire le tour des sites Internet que j’aime bien lire. Au-delà de celui-ci, je « m’oblige » à m’occuper de ma féminité (c’est sans doute la plus douce des contraintes dans la vie d’un travesti), qu’il s’agisse de me raser, m’épiler, m’habiller ou que sais-je encore. D’ailleurs, si le temps manque malgré tout, pourquoi ne pas avancer son réveil d’une vingtaine de minutes ? Le réveil est toujours difficile et ces vingt minutes, hélas, ne rendront pas forcément vos paupières moins lourdes pour le restant de la journée. En revanche, vous pouvez vous en servir pour limer vos ongles ou gommer vos gambettes, par exemple, des actions que vous n’aurez plus à faire au moment de vous travestir. C’est autant de temps gagné dans votre robe préférée !

En vous occupant de votre corps dès le petit matin, vous gagnez de précieuses minutes « en femme ».
En vous occupant de votre corps dès le petit matin, vous gagnez de précieuses minutes « en femme » au moment de vous changer !

Certain(e)s n’ont pas la chance de pouvoir se travestir « à la demande », si je puis dire, à cause d’un environnement familial étouffant. Pour ces personnes-là aussi, je conseille de garder un moment privilégié à s’occuper de soi. Si les plages de temps pour vous travestir sont rares, alors il vaut mieux y être préparé pour qu’à chaque fois, vous ne perdiez pas votre temps à vous épiler les sourcils ou que sais-je encore…

En fin de compte, tout n’est question que de faciliter vos « démarches » de travestissement, comme l’écrivait Kevin sur le forum des travestis. Si vous souhaitez aller au-delà de la transformation ponctuelle, se laisser pousser les cheveux, se dépiler la barbe et s’entraîner à réaliser un maquillage simple que vous maîtrisez sont autant d’atouts qui vous permettront de vous travestir en un clin d’œil. Les préparations de plusieurs heures ne dureront plus que quelques minutes. Dès lors, vous aurez gagné un temps fou à être vous-même.

Créer un rituel de travestissement

Vous l’aurez compris : le temps libre peut se négocier. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il est facile à dénicher, mais à l’aide d’actions simples à mettre en place, on arrive à dégager quelques heures par semaine. Au-delà du temps, il manque souvent beaucoup de motivation. Elle n’a l’air de rien mais la flemme est un vrai fléau chez nous, les travestis. De nombreuses consœurs rêvent de vivre leur féminité comment dans un conte et ne trouvent pas toujours les clés du bonheur. Il ne s’agit que d’une question de volonté dans la plus grande majorité des cas.

Pour cela, je vous conseille d’instaurer un moment rien qu’à vous. Une fois par semaine ou tous les soirs, les week-ends ou le lundi : peu importe, le choix vous appartient ! Mais je vous propose de choisir un moment pour vous travestir auquel vous vous tiendrez. Le cortex et son sens de l’organisation n’aident pas toujours à prendre un moment pour soi, mais il est important de le faire. Nous avons toutes et tous des raisons différentes pour nous travestir, cela va de soi ; mais pour reprendre une formule de notre très chère Petite Sophie, se travestir agit souvent comme une soupape de sécurité. Investir quelques heures dans le travestissement est toujours fructueux pour le capital « bien-être » !

De temps à autre, si vous en avez l’occasion et que votre environnement le permet, se planifier une journée rien qu’à soi n’est jamais une mauvaise idée. Imaginez un dimanche où, après le petit-déj’ sur la terrasse et une bonne douche requinquante, vous enfilez ce qui vous plaît : votre jupe chérie, votre robe d’amour ou ce chemisier à franges que vous n’avez pas encore testé. Se fixer une journée « en femme » est un gain de temps énorme puisque vous supprimez deux éléments qui vous font perdre un temps fou au quotidien :

  • Vous ne vous habillez pas en homme et c’est un gain de temps considérable – puisqu’on est dimanche, pas besoin de vous préparer pour le travail, par exemple. Du coup, une séance de coiffage, d’habillement et de préparation saute et c’est celle qui vous est la moins agréable !
  • Par la même, avec une journée « en femme », vous perdez la terrible contrainte de devoir faire disparaître toutes les traces et de soigneusement ranger vos effets féminins. Veronice expliquait sur le forum que cela représentait une grande partie de son temps lors d’un rituel de travestissement.

Mobiliser une journée de la semaine à cultiver votre féminité, c’est mine de rien prendre (presque) 15% de son temps à « vivre en femme ». Cela peut sembler dérisoire, mais il me semble que c’est un très bon début.

Il y a plein de bonnes raisons de mobiliser une journée en étant travesti, comme faire du tourisme. Et si le cœur vous en dit, vous pourriez même y passer une partie de la nuit.
Il y a plein de bonnes raisons de mobiliser une journée en étant travesti, comme faire du tourisme. Et si le cœur vous en dit, vous pourriez même y passer une partie de la nuit.

Pour le reste, si votre rituel de préparation est toujours très long et qu’il vous faut plusieurs heures avant d’être transformé(e), il serait peut-être intéressant d’envisager des transformations « partielles ». Les travestis distinguent souvent deux types de transformation :

  • La transformation partielle où l’individu n’enfile que des vêtements féminins, grosso modo.
  • La transformation totale où le travesti en question intègre le maquillage et la coiffure à sa tenue.

D’ailleurs, je le lis régulièrement sur le forum des travestis : nombreuses sont celles qui ne souhaitent « qu’une transformation totale, sinon rien » ! Pourtant, il pourrait être une bonne idée de n’accorder que quelques minutes au processus de travestissement : le temps de se changer, en fin de compte. Enfiler une robe et un tailleur n’est absolument pas chronophage et c’est déjà un grand pas vers soi-même. Se maquiller est beaucoup plus long mais il est très sincèrement possible, en s’entraînant régulièrement, de réduire le temps qu’il faut pour se farder.

Il paraît que les femmes font plusieurs choses à la fois

Se travestir, c’est bien. Mais une fois toute pomponnée, que faire ? Rien qui ne vous fasse perdre votre temps, si vous voulez mon avis. Pour moi, Lily Blinz est un bel exemple à suivre puisqu’elle communique, au travers de son blog, autour de passions qu’elle peut réaliser en se travestissant. Par exemple, si vous prévoyez de jouer aux jeux vidéo en rentrant ou de regarder une série, pourquoi ne pas le faire une fois transformé(e) ? Il y a de nombreuses tâches domestiques et autant d’activités pour nous divertir absolument compatibles avec le travestissement.

Si vous avez du mal à vous organiser, il peut être intéressant de noter sur un bout de papier toutes vos tâches de la journée et de les classer selon deux catégories :

  • Celles que vous ne pouvez pas faire en vous travestissant (couper du bois, réparer le Kangoo, passer un entretien avec un collaborateur)…
  • Celles où le travestissement est très recommandé (envoyer un rapport à votre patron, faire deux ou trois courses, ranger votre loft) !

L’idée est d’accomplir rapidement toutes les tâches qui ne sont pas crossdresser-friendly, j’ose le terme, puis de vous changer et de vous métamorphoser pour réaliser le reste dans la joie, la bonne humeur et dans le bien-être, surtout.

Si vous prévoyez de cuisiner de délicieux petits fondant aux deux chocolats, pourquoi ne pas le faire dans votre robe fétiche ?
Si vous prévoyez de cuisiner de délicieux petits fondants aux deux chocolats, pourquoi ne pas le faire dans votre robe fétiche ?

Pendant le processus de travestissement, s’il a tendance à s’éterniser, ne perdez pas non plus votre temps : écoutez la radio pendant votre maquillage ou passez un petit coup de fil à vos proches… Si, c’est possible ! Vous n’imaginez même pas combien de coups de fil Kevin et moi-même avons échangés, le haut-parleur activé, pendant que les bras s’activaient à débarrasser un lave-vaisselle ou à coiffer un chignon, par exemple.

Quand on veut, on peut !

Le temps n’est pas qu’une denrée rare que l’on ne trouve qu’à l’adolescence. Certains penseront, à juste titre peut-être, qu’il m’est facile d’écrire cela en n’ayant pas d’enfants à m’occuper. Pourtant, malgré un métier souvent prenant, un blog dont je m’occupe, un forum long à lire, une boutique à faire « tourner » et une passion vraiment débordante pour les jeux vidéo, je trouve le temps de me travestir. Le tout est de savoir se désengager d’activités peu productives et de ritualiser vos moments « à vous ».

D’ailleurs, j’ai tendance à penser que si vous vous dîtes « débordé(e) », il faut trouver le temps de vous travestir. Il est vital de prendre le temps d’être soi-même puisque se transformer est le meilleur remède contre le burnout, la pression ou la tristesse. Et puis on a tendance à voir tout ce qu’on n’a pas eu le temps d’accomplir dans une journée mais, parfois, demandez-vous ce que le temps vous a permis de réaliser en vingt-quatre heures ? On se rend alors compte qu’on n’en manque pas et qu’on en dispose même d’une bonne quantité, le tout étant de l’exploiter au mieux…

Avant de conclure, j’aimerais citer un message de notre amie la Grande Julie qui nous décrit son rapport au temps. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle a trouvé la meilleure façon d’exploiter son temps libre pour être elle-même :

Soirée 07Je crois que le facteur cadre familial joue beaucoup… Étant célibataire, sans enfants et vivant seule, je n’ai pas l’impression de ne pas avoir le temps vu que je peux m’y mettre dès que l’envie me prend, contrairement aux parents ou à celles et ceux qui vivent chez leurs parents.

Bon je ne vais pas encore au boulot en fille, mais en général, dès que je rentre, je me change sans forcément faire un make-up de dingue. D’ailleurs en ce moment je ne peux toujours pas me maquiller les yeux donc je me contente du teint et des lèvres, voire uniquement des lèvres.

Et comme la plupart des gens que je suis susceptible de voir sont au courant, je ne me gêne pas pour recevoir ou me déplacer en fille. Quand j’y pense je suis presque plus souvent en fille qu’en mec au final.

Donc oui, je crois que j’ai le temps.

Quelle heure est-il, madame Persil ?
Quelle heure est-il, madame Persil ?

Bisous !

Andromèdehttps://travesti.fr
Bonjour ! Je suis Andromède, l'auteure de ce site Internet. Je suis également la fondatrice du e-commerce Travesti.fr - La boutique des travestis.

44 commentaires

  1. J’ai raté le coche sur le forum…

    Je crois qu’un des points les plus importants, c’est d’étaler certaines choses sur la semaine.
    Je lis sur le forum que certaines personnes mettent 1h30 à faire la totale. Forcement, faut se motiver.

    Si dans la foulée, vous faites : vernis, rasage de jambes (ou épilation), épilation des sourcils, rasage visage, maquillage et fringue. Cela prend forcement beaucoup de temps.

    Vous comptez vous « transformer » le week end car vous avez un créneau ?
    Epiler vous les sourcils dans la semaine, les jambes le vendredi soir.
    Le vernis au pied peut être fait un peu n’importe quand (sauf si vous êtes en couple et que votre compagne n’est pas au courant…)
    Vous ne sortez pas le dimanche de chez vous à cause du froid ? Faites vos ongles le samedi (au pire, préparez les ongles sans le vernis)

    Autre astuce : Si vous avez du mal sur une partie du maquillage. Entraîner vous spécifiquement à cette partie, en démaquillant juste après.
    Au bout d’une dizaine de fois, une partie de maquillage qui vous prenait 20min ne va prendre plus que 5 ou 10 car vous aurez une meilleure maîtrise.

    • Je suis entièrement d’accord, vingt minutes à droite, vingt minutes à gauche font réduisent grandement le rituel de transformation. À l’époque, il me fallait une heure ou plus pour me changer ! Mais c’est aussi parce qu’on a tendance à concentrer nos efforts sur des détails « inutiles » : par exemple, j’étais persuadé qu’il me fallait une poitrine et c’était toujours long à mettre en place.

  2. Mouais….

    « Quand on veut, on peut »… Tu oublies PLEIN de paramètres. Celui des enfants est *largement* sous-estimé. Celui de l’épouse qui ne veut pas en entendre parler est également mis de côté. Malheureusement, quand on veut, on ne peut pas toujours. Et pourtant, je peux t’assurer que je profite de TOUS les instants de calme qu’il m’est donné d’avoir. Mais ils sont TRES TRES rares…
    Et pour l’heure et demi de préparation, c’est en comptant le maquillage, l’habillage, vernis, etc. Difficile de compresser ce temps. Et pourtant les ongles sont prêts, l’épilation, aussi. Tout ce qui peut être fait à côté l’est déjà.
    J’ai beau être un éternel optimiste, même là c’est trop de Bisounours pour moi. 😀

    Cela dit, je suis d’accord sur le fait d’essayer d’optimiser. Et donc faire tout ce qui n’est pas de la transformation proprement dite, mais plutôt de l’entretien du corps en amont.

    Bisous !

    • Je n’oublie pas « PLEIN de paramètres » et j’en parle ; sauf que je ne pense pas que cela soit un problème de temps. Bien sûr, on a moins de temps avec des enfants puisqu’on leur en consacre une grande partie, mais tu ne pourras pas me contredire sur le fait que ce sont les occasions qui manquent plutôt que le temps, non ?

      Je veux dire : si tu décidais que tu t’habillais en robe chez toi, que tes enfants soient là ou pas, ça ne te prendrait pas plus de temps que de te glisser dans ton pyjama, si ? Et puis pour le maquillage, hé bien… Excusez-moi mais je connais des tas de mamans qui continuent de se maquiller, même avec huit enfants 🙂 !

      Tu es débordé, j’en suis certain et je m’en rends compte dès que je souhaite te passer un coup de fil mais ce n’est pas uniquement un problème de temps, à mon sens. Tu parles des instants calmes pendant lesquels tu profites de ta féminité ; peut-être qu’il faut savoir en profiter aussi dans les moments fastes ! 😉

      Bien sûr, tu es assez grand pour organiser ta vie mais en ce qui me concerne, un truc a changé ma vie en terme de manque de temps. Avant, je me disais : « oh non, entre la boutique et le blog et le boulot et l’autre boulot, je ne peux pas me travestir » ! Puis, je me suis rendu compte que tout cela m’appartenait.

      Je suis passé de : « je n’ai pas le temps de me travestir parce que je dois travailler » à « j’ai pris le choix de ne pas me travestir parce que je vais travailler ». Du coup, j’ai ma solution : choisir un travail dans lequel je peux gagner du temps de travestissement. Oui, c’est gnan-gnan et utopique, mais je crois que ça marche plutôt bien.

  3. C’est vrai que tu débarrasses souvent le lave-vaisselle au téléphone. Je dis ça, mais la dernière fois je démontais un ordinateur. 🙂

    Pour aller au-delà des aspects qui empêchent le travestissement (couple, enfants, vivre chez les parents, collocation, etc…), je compare souvent le travestissement à la pratique d’un sport. Je sais, cette comparaison va en choquer plus d’une, mais attendez … Dans les deux cas, il faut de la motivation (et des objectifs). Sortir son VTT en hiver, le matin, faire des réglages, être tout seul, avoir de la boue de partout et compagnie, ça demande pas mal de motivation. Du coup, on se trouve des excuses pour ne pas y aller : il y a du vent, j’ai un pneu crevé, je dois aller chez mémé à midi, je peux pas sortir mon VTT juste pour une heure … Mais une fois qu’on a le nez dans le guidon, mais quel pied ! Pour le travestissement c’est la même chose, les excuses sont nombreuses pour faire autre chose : si le facteur sonne, je n’aurais pas le temps avant que les enfants rentrent, je dois repasser mes affaires coincées dans une malle, je suis nulle en maquillage, etc. Le temps fait partie de ces excuses qu’on se donne à soi-même pour faire quelques choses de plus facile et instantané : télévision, flâner sur les réseaux sociaux, Youtube et j’en passe. Mais finalement, c’est moins épanouissant que pratiquer sa passion.

    • Encore une fois, on ne maîtrise pas forcément son environnement.
      Exemple : hier soir j’avais sport. J’avais envie d’y aller, mais vraiment, ça me fait du bien. Mais j’ai du préparer à manger pour mes enfants, les doucher, faire les devoirs, etc. Alors, c’est sûr qu’une fois que tout est terminé à 23h30, j’ai un peu de temps pour moi…

      Je vais paraître vieux jeu, réac, et, limite aigri (ce que je ne suis pas pourtant), mais tant qu’on n’a pas d’enfants, on ne peut pas comprendre ou juger du mode de vie des personnes qui en ont. C’est juste impossible. Dire qu’on a toujours le choix ne s’applique ABSOLUMENT PAS dans certains cas.

      Et je rajouterai même que j’ai de la chance parce que mes enfants sont au courant de mes pratiques. Ca devrait me simplifier beaucoup les choses, mais en pratique ça me laisse quelques occasions en plus, mais ce n’est pas non plus la fête du slip.

      Bizoux ! 🙂

      • Tu prêches un convaincu Emma. Je suis peut-être célibataire et sans enfants, mais je comprends parfaitement ta situation. Tout comme je comprends celle du militaire parti six mois en Afghanistan, du lycéen qui vit chez ses parents, de la personne qui a en charge ses proches à son domicile, le mari qui est en horaire décalé avec sa compagne et père de quatre enfants. Avec ma situation, j’ai moi aussi mon lot de contrainte avec un travail aux horaires très particuliers, de m’occuper seul des charges d’une maison et d’aider et accompagner ma famille proche. Si bien, que je n’ai pas toujours du temps pour moi, ou alors je suis trop explosé pour faire la moindre activée et je me trouve des excuses pour me prélasser. Mon commentaire, tout comme l’article de Julien vont dans le sens qu’il faut essayer de saisir la moindre occasion et de s’organiser pour faire vivre au mieux son travestissement en fonction de son temps. D’ailleurs, une chose que tu fais apparemment très bien, malgré tes contraintes. Après, on ne peut pas donner des conseils pour chaque cas personnel, ce sont des pistes plus ou moins générales pour gérer son travestissement avec le temps dont on dispose.

        Peace 🙂

      • Sans parler de travestissement, je crois qu e TOUS les gens qui n’ont pas d’enfants sous-estiment le temps qu’ils nous coûtent !!!
        C’est chronophage à souhait ces p’tites bètes là !!

        Bises, Au.

      • Encore une fois, je te comprends et je comprends (et félicite) tous les parents du monde ; ton cas est en plus particulier avec quatre bambinos aux âges très différents. Après, on en a déjà parlé mais peut-être qu’il serait envisageable d’intégrer des vêtements plus androgynes, plus féminins dans ta vie, par touche progressive, non ? Un autre exemple : tu disais ne pas vouloir laisser pousser tes cheveux ; c’est un choix ça, non ? Je t’assure que ces petites touches permettent de t’épanouir, ha peut-être pas dans un fracas de féminité, de talons et de bijoux brillants, mais tout de même. Non ?

    • Oui, on se donne beaucoup d’excuses et on repousse à plus tard. Le parallèle avec le sport n’est pas choquant, je le pense aussi. C’est une gymnastique à prendre et c’est quand même moins violent que de courir un marathon. C’est vraiment à la portée de tous les hommes ; d’ailleurs, de nombreuses femmes le font, alors bon !

    • C’est loin d’être stupide, tu as parfaitement raison d’une part parce que je fais du vélo ( riiiires et cela me fait des jambes de rêve) mais que bien d’autres sports nécessitent une préparation lourde ou l’on se pose mille questions mais lorsque l’on pédale et que l’on sent l’air vivifiant tout est effacés.
      Alors oui c’est douloureux de trouver ce temps et le sujet de Julien est très bien trouvé, moi même comme toutes les  » filles » une fois prête je suis heureuse de me voir et ressentir ces moments de bonheur.
      Je rejoins le faîte qu’il faut avant tout de l’organisation, c’est développé plus haut avec clarté. Certes les contraintes de famille et boulot ne procurent pas toujours l’envie. Mais en faisant le premier pas…. Ce masque de fatigue s’efface.
      Effectivement plus vous vous travestissez et plus vous gagnez du temps, pour ma part une fois le rasage fait ,je fais reposer ma peau pendant que je pose ma tenue du jour sur le lit. Après le FDT posé, je fais le vernis, et ainsi de suite, temps moyen pour être la plus belle pour aller danser , 40mns.
      J’essaie au maximum de cadrer mes temps de passage sur site divers, et donc en semaine comme exprimée par julien ,je suis dans du partiel ,je glisse juste une robe , des talons et mes dessous et je file en cuisine pour cuisiner avec un fond de musique mais vous l’aurez compris, je vis seule donc … plus facile.
      bisous à toutes

  4. Je suis plutôt pour qu’il faut s’organiser au mieux pour vivre sa passion avec ses contraintes tant familiales que professionnelles et j’en passe. Je n’ai pas de conseils à donner, je n’ai pas trop souvent du temps pour moi et je fais au mieux c’est pas simple surtout quand on parle de transformation partielle ou totale. Là j’ai encore à progresser… bon par manque de temps je file mais vous adresse de tendres bisous

  5. Chance ou malchance, cela dépend du jour et de l’humeur, je suis célibataire.
    Je m’habille en fille tout les jours et tous les jours (travaillés) je me change pour aller au travail en garçon. ça ne veux pas dire que je me fais le total look tout les jours. La plupart du temps comme maintenant je porte des vêtements féminins confortables ( pas de corset, guêpière, stiletos) mais je ne suis pas maquillée, ni même rasée ( un « petit » problème de peau a « fortement » retardé l’élimination folliculaire de mon visage). Mais la question n’est pas la, quand je suis comme ça, ce n’est pas pour me regarder dans un miroir toutes les 5 minutes, mais juste pour « pro » « fi » « ter » Eh oui, en trois mots!
    Je vaque à mes occupations quotidiennes, prépare le repas du soir( 45′) je le mange (10′),le ratio normal pour un/une célibataire, je fais mes compte, je fais ma liste de course, je fais ma déclaration d’impôts, je râle après le gouvernement, une journée normale en fait.
    mais 1 à 2 fois par mois, quand mes activités extra professionnelle/sociales/culturelle/
    me le permettent, je fais la totale, vêtements et maquillage et je vais faire… mes courses au supermarché.

    • Les travestis qui se changent souvent voire quasi quotidiennement témoignent systématiquement dans ce sens : pas besoin de se maquiller ou de sortir les talons aiguilles tous les soirs. C’est important de trouver sa zone de confort qui fasse la balance entre le bien-être et l’effort fourni. Enfin, c’est évident : que l’on soit un homme, une femme, travesti, entre les deux, peu importe mais on ne peut pas passer son temps à se faire belle ou beau et désirable.

  6. Comme Aurélie , célibataire , je m’habille tous les jours en fille et c’est devenue une habitude ! je me change que pour faire mes courses , autrement ne travaillant plus le travestissement c’est bien compatible avec la glandouille !!!! Je sors pas des masse en fille, par contre je commence à jardiner en Nana, la flemme de me changer alors que je ne sors pas de chez moi en fait, total look le dimanche et quelques sortie sur mon velo avec le casque bien vissé sur ma perruque et une jupe genoux qui ne se prends pas dans les rayons, voila en gros mon emploie du temps , mais je suis pistonnée, j’ai du temps libre .

  7. Quand j’ai lu le titre de l’article je me suis dit : « tiens, Julien m’a fait un article rien que pour moi » 🙂
    Disons le tout net : comme le dit Emma quand on a des enfants et que (comme c’est mon cas) on veut pas qu’ils sachent que sous Clark Kent se cache Super Girl. Les occasions de se transformer sont comptées. Pour faire simple c’est soit le vendredi soir entre 23h et 2h (voir 3h) du matin (car en plus de la préparation il faut bien passer en peu de temps en Sophie puis faire disparaitre toutes les preuves après…) soit le samedi même heure si rien d’autre n’est à l’ordre du jour.
    Mais voila les semaines de boulot sont dures et comme le dit Julien la flemme toute puissante…
    De plus les enfants grandissant les heures tardives sont de moins en moins une garantie de ne pas être surpris en flagrant délit de port de petite robe noire.
    Le top c’est bien-sûr lorsque l’on peut prendre une journée rien qu’à soi. Et là encore ça passe tellement vite!
    Mais bon heureusement effectivement il n’y a pas que « la totale ». Avoir des ongles nickels, entretenir ses sourcils (même broussailleux comme les miens), penser à la robe le l’on pourra porter à la prochaine soirée chez Kevin… Tout ça ce sont déjà des petits plaisirs de la vie de travesti que l’on peux exercer à la maison en toute impunité pendant que les enfants regardent les Little Pony à la télévision.
    Et déjà à ce moment là, la soupape s’ouvre et commence à libérer la pression… 😉

    • Avoue que les Petits Poneys sont une autre façon de cultiver ta féminité 😉 ?

      Plus sérieusement, tu ne penses pas que tôt ou tard tes filles se rendront compte de la présence de la Petite Sophie ? En tout cas, deux soirs par semaine, c’est déjà pas mal ! 🙂

  8. Coucou
    Je suis d’accord avec Julien sur le fait, qu’il faut prendre le temps.
    Même si celà n’est pas toujours facile!
    Pour ma part j’ai également 2 enfants, et je confirme, il faut en avoir pour comprendre le temps et l’energie qu’ils peuvent nous demander. sur ce point je suis d’accord avec Emma!

    Mais franchement, mes enfants sont la plus belle chose qui me soit arrivé dans ma vie, alors naturellement, c’est normal de vouloir passer beaucoup de temps avec eux, car ils grandissent tellement vite!
    Je fais toujours passer la priorité à mes enfants, et aussi à mon épouse qui a du mal à accepter, mais qui tolére. Donc par la force des choses, difficile d’enfiler une robe le soir pour regarder le
    film, il y a forcément des compromis et une barriére à ne pas franchir…

    Mais celà ne m’empêche pas pour autant de réussir a devenir « Lucie » de temps en temps et de pouvoir profiter de ma partie féminine, celà demande une grande organisation de son emploi du temps, mais même si celà n’est pas assez (mais trop pour mon épouse), le principale et de se consacrer un minimum de temps pour sa propre personne.

    Bises.
    Lucie Lulu

      • Bonjour Julien,
        Pour répondre à ta question, non je n’ai pas encore parlé de cette particularité à mes enfants.
        Pas que je ne veux pas, mais ils sont encore jeunes, moins de 10 ans, et pour l’instant ma priorité est plus basé sur leur éducation.
        Bien entendu la tolérance fait partie de l’éducation que je veux leur apporter, mais je souhaite y aller progressivement, et surtout sans que celà les perturbes, car si moi je suis prête a m’assumer, eux n’ont rien demander, et je n’ai pas envie qu’ils se fasses charier par leurs petits copains, car a cet age, ils n’ont pas encore les armes névessaires pour se défendre.
        Ce qui ne m’empêche pas de profiter de soirée costumés pour me montrer en Lucie devant eux, c’est déjà un début…
        j’ai l’intention de leur expliquer ma particularité, mais pas maintenant, car la aussi il faut prendre le temps et surtout sans brusquer les choses.

        En espérant avoir répondu à ta questions.

        Bises
        Lucie Lulu

        • C’est une question que je me pose souvent puisque Olga et moi avons le projet de pondre un œuf dans deux ou trois ans. On a bien évidemment décidé que rien ne serait caché mais je me pose la question de savoir si les enfants pourraient souffrir de cela à l’école ou non. D’un autre côté, je me dis que mon père était gendarme et que je me suis fait emmer… toute mon enfance à cause de ça sans que ça ne me traumatise, comme plein d’autres enfants se font embêter pour des raisons X ou Y (pauvreté, etc.). Si vous avez des conseils à ce sujet-là, je suis preneur.

          • Justement, c’est ce que ma femme craint le plus : que ça se sache en dehors et que mes enfants en souffrent. Elle peut gérer. Moi aussi. Mais les enfants ? C’est plus compliqué.
            J’aimerais tellement que les choses puissent être plus transparentes, mais, à mon avis, il vaut mieux leur expliquer qu’il ne faut pas en parler à l’école.

          • Mes fils sont clair à propos des barrières à franchir ou pas. Pour mon plus grand, au lycée, il n’a pas envie que m’y montre, par contre à son club de sport je peux.
            Mon plus jeune au collège ne souhaites pas que je paraisse non plus, par contre il m’a demandé de l’accompagner à la rentrée du conservatoire de théâtre. Pour les deux certains copains (et leur parents) sont au courant et viennent à la maison, et pour d’autres ils me demandent d’être discrète. Qu’un enfant soit élevé par deux femmes passe, je crois juste qu’il n’est pas nécessaire de préciser aux gens les moins intimes qu’une des deux femmes est le père.

  9. Pleins d’excellents conseils, je suis cependant d’accord avec le point de vue d’Emma… L’autre truc que je me permet.de contester : pourquoi ne peut on pas couper du bois en jupe ? 🙂 bises

  10. le temps, c’est un problème pour tout le monde, même quand les enfants sont au courant comme dans mon cas.
    Ma vie de femme gérant 3 entreprises, cela veut dire peu de sommeil tout simplement. Chaque matin, 15 mn de maquillage (l’habitude du quotidien ça aide!), un peu plus de temps qu’un homme pour bien choisir et coordonner la garde robe. Sans compter qu’une trans opérée depuis moins de deux ans comme moi, c’est deux h de soins par jour (c’est pour ça que je peux tapoter sur mon clavier ici!). Pas de perruque, mais les cheveux longs, il faut leur consacrer du temps aussi si on ne veut pas avoir l’air négligée.
    Pour moi, vie pro, vie de famille et vie de femme, ça veut dire 4h de sommeil /jour.
    Voilà

  11. J’ai fait un essai mercredi pour voir s’il était possible de m’organiser pour être en femme en fin de journée jusqu’au soir. Le matin j’ai pris quelque minutes de plus pour le rasage ( les jambe, le buste et les bras) et un rasage soigné du visage et choix de la tenue à porter pour la fin de journée. puis départ au boulot,Arrivée 8h15, journée de travail comme d’habitude, petite pose de 45 minutes pour manger et retour à la maison plus tôt que d’habitude, j’ai des horaires que je peux adapter assez facilement, même si dans les faits je me retrouve généralement à rentrer à la maison à 19h.
    Mais trêve de bavardage, 1/4 d’heure de route , je suis arrivée à la maison à 17h15, et 1 heure plus tard , je franchissais la porte pour sortir faire mes courses,
    Dans cet exercice, le plus long a été de recoiffer mes cheveux (20mn), dans ce cas, la perruque permet de gagner du temps, mais a contrario, je n’ai pas à cacher mes vêtements ni mon maquillage donc pas de problème purement logistique.
    J’ai donc ensuite profité du look total fille de 18h15 jusqu’à 23h30, et en plus j’ai fait mes courses de milieu de semaine, ( vous savez, celles ou l’on achète tout ce que l’on a oublié le week-end précédent)
    En rentrant chez moi, j’ai poursuivi mes activités normales de la journée, et tout cela m’a couté une heure de préparation, mais d’un point de vue détente ça valait vraiment le coup.

  12. Désolée, je vais surement te décevoir, mais je ne porte pas de pyjama, du petit poney ni « Hello Kitty » 😉
    Ma préférence va au chemise de nuit vintage longues à plusieurs épaisseurs de voile de chiffon avec la robe de chambre assortie. Je te montrerais bien mais je ne sais pas comment insérer une photo dans un post.

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